| N'est ce pas tout simplement ingénieux ces sous-plat faits à partir de capsules de divers bouteilles? ou encore des porte-crayons etc... |
la soie, c'est une qualité de vie
Qu'elle soit en cocon, en bourrette, ou en fil, la soie reste cool et fidèle à elle même.
dimanche 21 juillet 2013
L'ARTISANAT DE RECUPERATION (suite)
Comme vous pourrez le constater sur les photos suivantes, combien les artisans malgaches n'ont pas mal de créativités et de design en confectionnant ces articles utiles et/ou ludiques à partir de matières récupérées - canettes de bière ou autre boisson, capsules de bouteille etc...- dédaignées et jetées par la société de consommation des pays du nord et auxquelles ils leur donnent une deuxième vie, n'est ce pas simplement admirable! Nous avons découvert lors des salons de Strasbourg et de Colmar, à quel point cela a suscité l'extase et le succès auprès des visiteurs .
mardi 2 avril 2013
SOIE COOL AVEC KOLOLANDY
Contrairement à la soie asiatique
soyeuse et brillante, la soie malgache se rapproche beaucoup plus à
la laine, particulièrement la bourrette de soie sauvage, et de par
son tissage artisanal, le tissu est plus aéré donc au contact du
corps il vous met à l'aise à n'importe quelle saison. Elle est
isotherme.
Voici DIX règles/conseils pour votre
soierie.
- Ne jamais frotter au lavage, un trempage de quelques minutes (15 minutes maxi) dans de l'eau savonneuse, rincer à grande eau, verser un filet de vinaigre blanc au dernier rinçage pour conserver son éclat.
- Ne jamais sécher au soleil, ni près d'une source de chaleur. Toujours à l'ombre dans un endroit ventilé. Séchage rapide.
- Sèche, elle peut paraître raide et rêche: juste la chiffonner délicatement entre les doigts pour la rendre douce, lustrée et souple. Spécialement la bourrette de soie sauvage.
- Si nécessite un repassage – ce qui n'est pas le cas des écharpes gaufrées qui se lavent comme un mouchoir – fer moyen à doux sur une écharpe encore légèrement humide.
- Pour les franges non tressées, à démêler avec un peigne fin doucement et les repasser soigneusement les une après les autres.
- Conserver votre écharpe dans un petit sachet hermétique pour la protéger des mites (idem pour la laine et le cachemire);
- Ne jamais utiliser ni chlore ni eau de javel pour enlever une tâche. Juste un lavage immédiat au savon de marseille suffit généralement.
- Une vérité bien prouvé: la soie c'est comme le bon vin. Elle se bonifie en vieillissant, cependant elle a besoin d'être chouchoutée et « coucounée » . Ne jamais la triturer ni maltraiter.
- Malgré sa résistance apparente, la fibre de soie reste délicate donc l'éloigner impérativement de source de chaleur élevée et des produits chimiques qui peuvent l'altérer irréversiblement.
- La soie est une fibre animale, elle arrête les rayons UV. Mais pour en être sûr vérifier en brûlant un fil de soie il est reconnaissable par l'odeur de poil ou de cheveu brûlé qu'il dégage à la combustion. Ne vous faîtes surtout pas avoir par les vendeurs à la sauvette, sur le bord de la route
dimanche 3 février 2013
Le paillage: un système ingénieux dans l'agriculture
La mûraie d'Ambatolahy fait son petit
bonhomme de chemin les amis:
Les pieds de mûriers grandissent
doucement, et certains se parent même de plusieurs feuilles déjà.
Pour les protéger des intempéries (grosses chaleurs et grandes
averses) nous les avons recouverts de paille sans les étouffer.
Le paillage des jeunes pousses est un
excellent système de protection tout au long de la saison des pluies
puis de la saison fraîche, c'est à dire durant les premiers mois de
leur vie et par la suite cette paille se transformera
progressivement en composte.
Ce système de paillage nous évite
également la corvée du désherbage et donc l'asphyxie des jeunes
pousses par les mauvaises herbes.
samedi 12 janvier 2013
La mûraie de Kololandy
L'évolution de la mûraie est fantastique! Les travaux de la maison du gardien sont en bonne voie, bientôt la toiture.
| Façade Sud |
| Façade Nord |
| la haie sur bordure Est |
| la haie sur bordure Ouest |
Les boutures de songosongo et d'épineux pour les haies à l'Est comme à l'Ouest sont plantées, il ne reste plus que les pluies pour finir le travail, sinon il faut arroser, mais il ne manque pas d'eau dans les puits heureusement!
mardi 1 janvier 2013
Nouvelle année, nouveaux horizons pour 2013
Avec la passion de la soie, il y a la passion de tout ce qui s'y rattache. Le mûrier dont les feuilles sont l'aliment principal du ver à soie d'une part, le cocon qui produit la soie d'autre part... et donc pour tout ça nous avons un grand projet:
| un puits est nécessaire |
| c'est bien vérifié, une eau limpide ! très important! |
| un abri pour le fumier et le composte |
| Le terrain est défriché |
| les trous sont faits et l'engrais est réparti équitablement dans chaque trou pour recevoir les plants |
| voici les pieds de mûriers : un pied pour chaque trou, le travail se fait en un seul jour pour l'ensemble des pieds |
| tous les plants sont placés dans les trous, il ne reste plus qu' à les planter! |
| Chaque plants est bien pris en charge: pas trop enfoui mais bien implanté |
Nous nous lançons actuellement dans la culture du mûrier dans le but de faire un élevage de vers à soie du bombyx mori . Notre objectif est de produire un fil de soie de haute qualité pour des produits hauts de gamme tout en restant artisanal . Le projet est en en bonne voie de réalisation et quelques photos vous donneront une idée de ce que c'est une mûraie; les différentes étapes sur le terrain.
mardi 10 juillet 2012
Kololandy de Madagascar et l'artisanat de RECUPERATION à ANTSIRABE
De
notre temps, la RÉCUPÉRATION , qu'est ce que c'est en fait ? C'est...
-
protection de l'environnement,
-
non gaspillage de la nature,
-
destin plus honorable d'un objet abandonné ou en fin de vie.
Ou
alors tout cela confondu!
Les
objets de récupération nourrissent d'une façon positive le design
et la créativité de pas mal d'artisans malgaches ici Antsirabe:
| miniatures fabriquées avec de la récupération |
Ou
encore dans un tout autre domaine:
Dans l'atelier KOLOLANDY de Madagascar,
Dans l'atelier KOLOLANDY de Madagascar,
Nous récupérons les pelures d'oignons, les sciures de bois de rose, de Nato pour les teintures naturelles; D'autre part nous utilisons les copeaux de bois dénommés "vovok'azo" ou "taimbakona" pour alimenter le feu du décreusage des fils de soie. Nous n'utilisons pas de bois de chauffage ni de charbon, par souci de la préservation de l'environnement forestière.
| Sac-pochette en soie sauvage orné d'un bouton en noix de coco |
| Boucles pour ceinture en corne de zébu |
| collier de perles en corne de zébu |
lundi 2 juillet 2012
Le papillon vagabond: le BOROCERA MADAGASCARIENSIS
Je reviens sur ce petit papillon vagabond, vous vous en souvenez? Celui du Cocon Sauvage endémique à Madagascar: le BOROCERA MADAGASCARIENSIS qui généralement occupait la région du moyen ouest AMBATOFINANDRAHANA.
Eh bien en ce moment, par instinct de conservation, il est en train de se déplacer plus au sud ouest , dans le Massif de Makay, ces grandes vallées inaccessibles à l'Homme, là où les arbres sont plus feuillus, la végétation luxuriante et où l'atmosphère n'est pas polluée par les feux de brousse, les prédateurs, la sécheresse et l'invasion humaine, donc les animaux rattachés à l'Homme. - Le Massif de Makay encore méconnue a fait l'objet d'une expédition et d'explorations scientifiques intéressantes en 2010. et cette partie de la Grande Ile obtiendrait le statut d'Aire Protégée dans le cadre du "Makay Nature"- .
D'après les révélations d'une femme qui me fournit régulièrement de la bourre de soie sauvage qui habite dans la région d'"Ambato", ce phénomène de désertion est cyclique, et ça dure environ 5 à 6 ans, le temps que les forêts de tapias de la région (arbre hôte de ces vers à soie) reprennent vie.
Ce genre de phénomène nous laisse rêveur et nous amène à réfléchir sur l'avenir de notre pays.
Sommes nous vraiment, nous les hommes, amenés à détruire et exterminer tout sur notre passage?
Sommes nous les prédateurs impénitents et inconscients de cette Grande Ile?
Eh bien en ce moment, par instinct de conservation, il est en train de se déplacer plus au sud ouest , dans le Massif de Makay, ces grandes vallées inaccessibles à l'Homme, là où les arbres sont plus feuillus, la végétation luxuriante et où l'atmosphère n'est pas polluée par les feux de brousse, les prédateurs, la sécheresse et l'invasion humaine, donc les animaux rattachés à l'Homme. - Le Massif de Makay encore méconnue a fait l'objet d'une expédition et d'explorations scientifiques intéressantes en 2010. et cette partie de la Grande Ile obtiendrait le statut d'Aire Protégée dans le cadre du "Makay Nature"- .
D'après les révélations d'une femme qui me fournit régulièrement de la bourre de soie sauvage qui habite dans la région d'"Ambato", ce phénomène de désertion est cyclique, et ça dure environ 5 à 6 ans, le temps que les forêts de tapias de la région (arbre hôte de ces vers à soie) reprennent vie.
Ce genre de phénomène nous laisse rêveur et nous amène à réfléchir sur l'avenir de notre pays.
Sommes nous vraiment, nous les hommes, amenés à détruire et exterminer tout sur notre passage?
Sommes nous les prédateurs impénitents et inconscients de cette Grande Ile?
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